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journal de bord

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Un médicament contre l'acné, pour mémoire

 Le père d'Alexandre, Daniel Voidey, pompier à la caserne de Nice-St-Isidore, consacre désormais son temps à enquêter sur la mort de son fils. : Photo Franck Fernandes
Nice : Alexandre, 17 ans, de Nice s'est-il suicidé à cause d'un médicament contre l'acné ?

Adolescent sans problème, sportif, espiègle, studieux, Alexandre Voidey, domicilié dans le quartier du Vallon Barla à Nice, élève de 1re S au lycée Les Eucalyptus, venait d'être admis en Terminale S, et parlait avec passion de ses projets avec ses amis et ses parents.

Tous ses camarades, sa copine, ses enseignants, son généraliste, le dermatologue qui le suivait pour son acné, et tous les témoins entendus pendant l'enquête de police l'ont confirmé : Alexandre n'avait pas de souci, il souriait à la vie. Et pourtant. Ce 2 juillet dernier, vers 2 h, il a emporté un tabouret de bar de la maison, un sac contenant deux cordes, puis est allé? se pendre. A la branche d'un arbre du parc de l'abbaye de Roseland. A 800 m de chez lui.le père d'Alexandre, Daniel Voidey, pompier à la caserne de Nice-St-Isidore, de permanence cette nuit-là, a bien failli se trouver en mission dans l'ambulance qui, au petit matin, a ramené le corps de son fils.

Un message posthume sur son portable Les parents, anéantis par le chagrin, ont essayé de comprendre, avec un insurmontable sentiment de culpabilité.

Et puis la police a découvert le message posthume, bouleversant, d'Alexandre à ses parents, laissé à 2 h 50 sur son mobile : « Je ne sais pas ce que j'ai depuis 3 semaines, mais là, j'en peux plus. J'ai toujours mal quelque part, les articulations, le dos, les ongles incarnés, le pied, ma peau qui me gratte tout le temps, c'est des petites choses mais accumulées? C'est dur. J'aime toujours Manon. Même si je ne vous l'ai jamais dit, je suis heureux que vous soyez mes parents? »

M. et Mme Voidey ont alors fait le rapprochement avec le médicament contre l'acné que prenait Alexandre depuis sept mois, et qu'il supportait mal : l'isotrétinoïne en capsules. Il s'agit d'un antiacnéique très efficace contre les acnés sévères, mais aux effets secondaires redoutables, et d'ailleurs parfaitement explicités dans la notice d'emploi du médicament : « Des cas de dépression, dépression aggravée, d'anxiété, de tendance agressive, de changement d'humeur, de symptômes psychotiques et de très rares cas d'idées suicidaires, de tentatives de suicide et de suicides ont été rapportés chez des patients traités par isotrétinoïne », stipule notamment le laboratoire Roche qui commercialise l'isotrétinoïne sous le nom de Roaccutane® depuis 1982.

L'isotrétinoïne est commercialisée depuis 2000 en France sous trois formes génériques : Contracnée® (Laboratoires Biorga) ; Curacnée® (Laboratoires Pierre Fabre) ; et Procuta ® (Laboratoires Expanscience). Alexandre, lui, avait pris du Procuta ® et du Curacné®.

De 1982 à mai 2000, les autorités sanitaires américaines (la Food and Drug Administration) avaient enregistré 431 cas de dépression, idées suicidaires, tentatives de suicide et suicides chez des patients américains traités par isotrétinoïne. Ces chiffres avaient déclenché un scandale aux USA et dès, 1998, la FDA avait obligé les laboratoires Roche à inclure un avertissement sur les effets secondaires psychiatriques dans la notice de son médicament Roaccutane®.

Daniel Voidey consacre désormais son temps à enquêter sur ce médicament qualifié de « dangereux » par de nombreux experts. Il a rencontré en Suisse une association de victimes de cette molécule." Je suis persuadé du lien entre ce médicament et le suicide de mon fils, Alexandre m'a laissé un message, je dois l'honorer ».

Roselyne Bachelot alertée

Dans un courrier daté du 6 novembre, le chef de cabinet de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, alertée par M. et Mme Voidey, informe ceux-ci que : « Vos observations concernant les effets de l'isotrétinoïne sont effectivement très inquiétantes ».« Madame le Ministre en a informé le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, responsable de la pharmacovigilance? Il sera à même, le cas échéant, de prendre les mesures qui s'avéreront nécessaires ».

 
Nice Matin
 
Je transmets cet article car je me rends compte que ce médicament est utilisé dans mon entourage et les témoignages sont plutôt alarmants.
Mais les interêts financiers des laboratoires qui produisent ces poisons sont tels que de simples mises en gardes sur les notices n'arrêteront pas les prescripteurs.
Je souhaite à Monsieur Voidey beaucoup de courage pour mobiliser l'opinion afin d'interdire ce "médicament"/poison.
Une vidéo à voir impérativement:
 
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J
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOjuste un mot pour te soutenir dans ce combat ... c'est scandaleux ... OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
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H
Bonsoir,Ton titre de fil m\\\'a interpellée... car j\\\'ai moi-même fait ce traitement au roaccutane il y a bien longtemps maintenant...et oui, ces effets secondaires existent bien... personnellement je ne les ai pas ressenti (ouf !) mais d\\\'autres effets secondaires sont tout aussi difficiles à supporter durant ce traitement : sécheresse des muqueuses, l\\\'intérieur des oreilles, sécheresse des yeux (besoin de s\\\'administrer des larmes artificielles), une très sévère sécheresse de la peau au point que cela créé des crevasses très douloureuses... bref... je ne le referais pas si l\\\'on me le proposait...Sans compter les risques de malformations de foetus si par malheur l\\\'on tombe enceinte : enfin.. à ce niveau-là, la prise de pilule est obligatoire pour le traitement... n\\\'empêche que malgré cette précaution, un dépistage de grossesse est obligatoire tous les mois... ainsi que le fait qu\\\'il faut attendre bien longtemps, une fois le traitement terminé, pour faire un enfant afin qu\\\'il n\\\'y ait plus aucune trace de la composition de ce médicament dans l\\\'organisme....En tous cas, je trouve ça très bien que tu parles de ce sujet ici ! Je bosse dans le médical et souvent la prévention manque horriblement dans notre société ! Clin d\\\'oeil et bravo à toi ! ;-)
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J
C'est affreux ! Scandaleux ! Quelle horreur...
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M
j'en ai utilisé quand j'étais jeune, du roaccutane... c'est malheureux tout de même, quand on est ado, on est déjà pas très stable psychologiquement (les hormones qui travaillent), mais si en plus on se fait empoisonner... j'ai aussi pris la pillule, pas très longtemps, parce que ça me plombait le moral !
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A
Le roaccutane est extrêmement dangereux, personnellement je ne ne l\\\'ai jamais supporté, et j\\\'ai vite arrêté cette cochonnerie.Pour l\\\'acné, il y a des remèdes naturels efficaces et inoffensifs. Un peu d\\\'huile de nigelle et des huiles essentielles de tea-tree et lavande (faire toujours un test cutané) - voir sur mon siteEt là amélioration nette, pas d\\\'effets secondaires. C\\\'est scandaleux que des traitements aussi dangereux soient toujours en vente libre.Bon courage.
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