journal de bord

Documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste qu'elle filme depuis 25 ans. Un film tourné avec le coeur en juxtaposant les images de sa soeur jeune jolie et active, quasiment autonome, avec celle d'aujourd?hui, prostrée et brisée par 5 années d'Hôpital Psychiatrique. Après la mort de leur frère aîné, la mère de Sandrine Bonnaire déménage en province, se retrouvant en tête à tête dans une maison avec sa fille Sabine qui ne le supporte pas. Habituée à être entourée par tous ses frères et s?urs dans la RP, la panique la conduit à des crises de violences. Des essais sont alors faits de faire venir Sabine à Paris chez une de ses s?urs mais le vie de famille devient rapidement impossible. En dernier recours, Sandrine Bonnaire loue un appartement en face de chez elle pour sa s?ur et deux garde-malades qui ne vont pas tarder à rendre leur tablier. En 2001, la famille de Sabine, décide de l?envoyer dans un hôpital psychiatrique pour une consultation, elle y restera 5 ans, faute de trouver une institution spécialisée car les rares centres existants n'ont pas de places. Témoignage de la mère d?un patient disant qu'elle a organisé l'avenir de son fils au delà de ses 18 ans quand il avait 12 ans ! Au sortir de ces années, la Sabine jeune et jolie aux longs cheveux, s'exprimant en souriant et voyageant avec sa soeur, a disparu. Sandrine Bonnaire participe à la création d'un nouveau centre dans le Poitou-Charentes. C'est là-bas qu'on retrouve à l'écran le film de la vie de Sabine aujourd'hui dans un état de terrible régression : ayant pris 30 kilos, les cheveux très courts, le regard souvent hagard, le maintien des épaules incertain, abrutie par les médicaments, perpétuellement fatiguée, terrifiée par l'idée que sa soeur oublie d'aller la voir, lui reposant inlassablement la question de quand elle reviendra, la jeune femme survit. Retrouvera-t-elle un jour ses capacités d'avant ses années d'enfermement en HP ?
| Si les gens en concluent que la solution est de donner plus de sous à la psychiatrie (comme l'a dit le représentant psy du plateau que n'a pas démenti Sandrine) on est "mal barrés"... Alors ils auront plus de moyens pour construire des chambres capitonnées pour chacun? Quel est le programme de cette meilleure prise en charge psychiatrique? Sandrine me semblait il représentait un peu la cause de l'autisme car invitée dans les colloques ou marraine.des journées de l'autisme. Oui, il aurait mieux valu que le film soit projeté sans débat. La séance de torture finale infligée à Sabine, je veux dire le visionage par Sabine de ses années de jeunesses montre à quel point elle est consciente de ce qui lui est arrivé, même si elle veut rassurer Sandrine en lui disant qu'elle pleure de joie... Quand même... Chapeau Sandrine... Quand même je m'interroge sur ton silence, sur cette colère sans émotion.. et voici que je comprends à la vue d'un article: "Sandrine Bonnaire est née deux fois. En 1967 pour commencer, septième d'une famille de dix enfants. Elle doit «l'équilibre» et «la lucidité» à son père, un homme «droit», ajusteur à Grigny. De sa mère, elle ne dit rien pour ne pas en dire de mal. Celle-ci était témoin de Jéhovah, ce qui signifiait pour tous ceux qui n'en étaient pas leur mort prochaine à Armaguedon (la fin du monde promise en 1975, puis en 2000). «C'est purement négatif et terrorisant.» Sandrine jette les religions aux orties mais ne piétine pas la foi.
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Alors on s'interroge encore sur les causes de cet autisme.....
Et probablement elle aussi...